Sur des similitudes entre l'alchimie et l'écriture du haiku
par Serge Tomé

Préambule 

Étant physicien de formation, je ne pense pas que l'on ait pu ou pourrait obtenir quelques résultats matériels en utilisant les techniques de l'alchime. Si j'évoque l'alchimie, c'est dans sa démarche philosophique et pour son importance dans l'histoire des idées.

Introduction

L'alchimie constitue un ensemble de notions théoriques et pratiques. Elle se compose essentiellement de l'alchimie spéculatoire, visant à bâtir une explication du monde physique, procédant par cheminements intellectuels et l'alchimie opératoire, ensemble de techniques basées sur cette conception du monde. Ces démarches ont fourni un vaste corpus de textes (traités), au style très particulier (le grimoire) Son seul intérêt pratique actuel reste le type de démarche caractéristique et, depuis C.G. Jung, d'être, par l'étude de ses traités, une fenêtre d'observation de notre inconscient.

Il m'a semblé intéressant de souligner des points de similitude entre l'écriture du haïku et la démarche alchimique. 

Il faut noter qu'à part ces points de similitude, il existe beaucoup de points de divergences entre l'alchimie et l'écriture du haïku.

Conclusion

Loin de penser à une filiation ou à une origine commune, bien que l'alchimie opératoire ait été très importante en Chine et assez intégrée à la mentalité locale, je pense qu'il s'agit de manifestations d'une motivation commune sous-jacente.

Il s'agit, pour moi, d'une démarche de base de notre inconscient qui se matérialise sous ces deux aspects, dont les caractéristiques sont notamment : 

On peut citer aussi un autre voisinage : la peinture chinoise où le peintre recrée le monde avec un peu d'eau et d'encre noire. Ce voisinage est plus fort mais plus naturel. Je ne l'ai donc pas développé.