Bloc notes - Serge Tomé

Le Regard

Le haïku et les odeurs : l'ancrage dans le subconscient

Les odeurs mais aussi les textures sont stockées dans la mémoire long terme avec leur contexte de production. C'est le contexte qui revient avec l'odeur perçue. C'est ce qui explique peut-être notre manque de vocabulaire pour qualifier les odeurs. D'ailleurs, la première qualification qui nous vient à l'esprit en hédonique (c'est bon, ou mauvais), puis on qualifie l'odeur en donnant un exemple qui ce qui la produit. L'odeur a donc un mécanisme de préservation dans notre mémoire différent des autres souvenirs. Le rappel en mémoire reproduit souvent le contexte d'origine. Voir la madeleine de Proust.

L'odeur est donc une technique très efficace pour donner de l'effet à un haïku. Il est généralement universellement partagé, bien qu'il existe d'importantes différences entre ethnies.

L'odeur est une perception inconsciente, en marge de notre vie 'contrôlée' . Elle parle à une partie différente de notre être. C'est un mécanisme distinct de celui de la mémoire des mots. L'utiliser permet d'élargir la palette des effets du haïku.

Le stockage du haïku et l'importance de sa forme courte dans le transit entre les types de mémoires de stockage.

L'épuration, l'affinage, l'élimination des scories. Le mécanisme

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2006-06-01 - Serge Tomé